Transports

paperboard

– Entre Paris et Lyon, Janvier 2009 –

Selon ce sur quoi ils sont produits, les écrits bénéficient de potentialités très différentes. Un petit papier glissé sous l’oreiller privilégie une lecture personnelle. Il peut aussi se plier et bénéficier d’un lieu d’archive intime : une poche ou un portefeuille. Les horaires de trains ou d’avions s’offrent à tous les regards et aux doigts que l’on pointe pour vérifier à plusieurs le numéro d’une porte ou la durée d’un retard. Mais si l’on veut transporter tout cela, il faut mémoriser ou recopier.
Dans le même genre, les paperboards sont un appui précieux pour les réunions et les débats collectifs. On peut y poser quelques mots, quelques figures, sur lesquels les regards convergent facilement. Au vu des liasses que l’on trouve abandonnées d’une réunion à l’autre, on pourrait facilement les ranger du côté des technologies de l’instant, dont l’utilité tient à leur attachement au lieu qu’elles équipent. Difficile de revenir sur leur contenu une fois la rencontre terminée pour le réviser, le résumer ou le faire circuler. Difficile, mais pas impossible. Il suffit à cette femme d’un peu de place dans un train, d’un ordinateur portable et de bonnes compétences de pliage. Chaque page fait alors l’objet d’une saisie dans un logiciel de traitement de texte et, ce qui laisse penser qu’il leur reste encore des choses à vivre, d’une annotation en rouge sur son coin supérieur droit.

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