La crise

crise

– Clamart. Mars 2009 –

Il y a d’innombrables manières de voir que nous vivons une période de crise. On trouve dans les journaux, à la télévision où sur le Web pléthore d’objets qui nous montrent l’état du monde. Les courbes des résultats financiers sont en chute libre, les histogrammes du chômage national, européen, américain explosent. Il y a aussi toutes les histoires que les mêmes médias exposent, dans lesquelles ont peu se projeter si l’on a la chance de ne pas y être directement mêlé : de licenciements, de chômage technique, de pertes colossales, de prêts-relais sans fonds.
Ces outils permettent de représenter la crise, de la mettre sous nos yeux, comme une carte nous permet de voir une ville, ou un roman nous y projette. Mais ce qu’ils font gagner en généralité, en hauteur de vue, éloigne bien souvent de la moindre émotion personnelle. Il n’y a pas de contact. C’est en marchant les yeux ouverts que d’autres outils d’écriture peuvent jouer ce rôle. Non plus en montrant la crise, mais en donnant accès à l’une de ses nombreuses traces, aveugle et circonscrite. Sur les voitures de ce concessionnaire, les grands bandeaux jaune fluo, les pourcentages de réduction, les formules commerciales maintes fois lues et, plus que tout, la figure de smiley m’ont peut-être plus touché que tous les graphiques jusqu’ici consultés. La faute sûrement à ma myopie obstinée.

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