Nouvelle adresse

Posted in Uncategorized on 11.09.2009 by scriptopolis

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Déconnexion

Posted in Activités, Circulations on 10.07.2009 by scriptopolis

vacances

- Ailleurs. Juillet-Août -

Après quatre-vingt-dix-neuf articles, l’équipe de Scriptopolis prend ses quartiers d’été. Elle sera de retour en septembre.

Mariage

Posted in Énonciations, Instruments on 08.07.2009 by scriptopolis

blogmariage

- Paris. Mai 2009 -

À l’instar des défilés militaires des fêtes nationales s’agissant de l’état des armées et de son matériel, les défilés du 1er mai sont l’occasion unique d’évaluer la puissance d’un syndicat et d’une organisation politique (la CGT le sait mieux que quiconque et la polémique ne manque jamais sur le nombre de manifestants). On peut aussi lors de ces grandes manifestations unitaires se rendre compte de l’évolution des savoir-faire de chacun : les nouveaux modèles de mégaphones, les banderoles et drapeaux inédits, les innovations graphiques, etc. C’est la foire de Paris du militantisme.
Cette année, avec les élections européennes de juin et le mécontentement social généralisé, le défilé a été particulièrement couru. Des organisations inconnues en ont fait une tribune en mettant les petits plats dans les grands ; ainsi à Port-Royal pouvait-on croiser cet immense écran semblable à l’une de ces grosses télévisions plates qui encombrent bien des salons et sont désormais un signe de modernité. Sur ce grand écran rigide apparaissait une série de slogans … le dispositif d’animation graphique produisait parfois d’étranges messages pour celui des manifestants qui se serait mis à courir … l’apparition du nom d’une organisation étudiante de droite ou encore un message sonnant comme un parole d’évangile … L’écrit et ses temporalités.

Vraiment pas

Posted in Modes d'emploi on 06.07.2009 by scriptopolis

Insister

- Paris. Février 2009 -

Marcher dans la ville, celle que l’on habite ou celles que l’on traverse, a été un des nombreux moyens de grandir. Affiches panneaux enseignes faisaient une autre architecture et créaient des frontières comme les vêtements des passants, leur langage ou les denrées que l’on expose devant les boutiques. Je me souviens enfant, jusqu’assez tard en fait, du trouble qui me saisissait à la lecture de certains particulièrement obscurs. Et qui en se répétant de devanture en devanture instauraient un monde curieux où le commerce semblait réservé. À quoi, impossible à dire. À d’autres que moi, c’est tout. Gros et demi-gros.
Si intimidants qu’ils paralysaient et empêchaient le passage d’une porte, même si l’intérieur faisait envie. Ces mots disaient tu ne comprends pas mais d’autres comprennent. Ils sont pour d’autres. Alors qu’ils étaient pour moi bien sûr. Pour me dire de ne pas entrer. Cette page imprimée, ajoutée à la porte qui l’exprime à l’envers est limpide. Et son "ne pas insister merci" en dit long sur ceux qui n’ont pas été intimidés, sont entrés malgré tout et ont demandé un peu trop souvent.

ici (mouvement)

Posted in Grand dérangement on 03.07.2009 by scriptopolis

FB_train

- Grand dérangement #1. François Bon (Tiers livre) écrit chez Scriptopolis -

Nous sommes perdus. Nous sommes transportés et perdus. Nous sommes là où on nous dit d’être. Là où nous allons est le même. Je ne dis pas que les visages sont mêmes : juste, que pareil l’établissement scolaire, pareille la bibliothèque, pareille la librairie, pareil le bureau, les ordinateurs, le langage, la politesse, la tâche. Mais aussi pareille en partie la ville : on sait prendre le métro ou le bus, on retrouve les enseignes de vêtements, les lieux où manger ou boire, et la gare. Qu’on regarde du train : les toits des établissements scolaires, les parkings des hypermarchés, les stades et leurs vestiaires, les façades rutilantes des bureaux, et même ce qui distingue un hôpital : pareil. Les cimetières aussi, mêmes. On sait s’en débrouiller, on a une affectation nouvelle, un changement de poste, on trouvera un appartement identique : de la cuisine la vue change, les heures pour les poubelles ne sont pas les mêmes, on aura vite appris, on s’habituera vite. On a trouvé un pavillon, on y a mis la voiture dans le garage, branché la machine à laver, rétabli l’abonnement téléphonique, ainsi un pays se refait à l’identique. Ainsi donc prenons-nous les trains et nos voitures, pour refaire en chaque ville la tâche qui nous est assignée ici. Alors la gare n’est plus un départ, elle est seulement une bifurcation, un sas : ici on passe du train à la voiture, à la navette, au taxi, à l’autobus. Ici on s’en ira par les rues piétonnes. Les gares n’ont plus d’horaires : des séquences, des régularités (aléatoires, retards, accidents, dégradations : c’est pour nous garder un peu de bonheur dans la norme), la traversée d’un hall sous verrières, aux machines identiques. Nous aimions les gares, elles nous sont devenues aussi indifférentes que les villes. Où sommes-nous ? Quelle importance : nous ne sommes pas perdus, puisque chaque fois on pourrait te répondre que tu n’es pas perdu, tu es ici.
(dédié à Alberto Manguel)

Merci François Bon pour la belle idée de grand dérangement. Écrire chez les autres : les thèmes, les cadres et les styles se déplacent. Les autres sites participant :
Scriptopolis écrit chez Tiers livre
Liminaire écrit chez Fenêtres Open Space
Fenêtres Open Space écrit chez Liminaire
Arnaud Maisetti | Carnets écrit chez Une voix parvient à quelqu’un dans le noir
Une voix parvient à quelqu’un dans le noir écrit chez Arnaud Maisetti | Carnets

Dernière minute, suite à un dur rappel de l’Histoire du Québec le Grand dérangement s’appelle désormais Vases communicants et à son groupe facebook.

Le grand dérangement

Posted in Grand dérangement on 02.07.2009 by scriptopolis

Demain Tiers Livre et Scriptopolis initieront un projet de grand dérangement où, tous les premiers vendredi du mois, des sites s’inviteraient les uns chez les autres, histoire de brouiller un peu la logique verticale des flux RSS et de la lecture de blogs par effet d’entassement. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. Beau programme.

Au suivant !

Posted in Activités, Modes d'emploi on 01.07.2009 by scriptopolis

chauffeurs

- Paris. Juin 2009 –

C’est l’été. Le moment des départs, des rencontres et des ruptures de rythme, celui des innombrables files d’attente, des flux de voyageurs qui caractérisent la mobilité contemporaine. Certains partent retrouver leur famille, d’autres découvrir des régions du monde qu’ils n’ont pas encore explorées, d’autres encore en profitent pour visiter des sites culturels séculaires, espérant s’imprégner des mythes qui en font toute la magie.
Les aéroports grouillent de monde, ils deviennent des carrefours incontournables. Avant le grand saut dans l’aventure, une première étape consiste d’abord à s’y rendre. Simple trajet pour les habitués, voyage de préparation pour ceux qui rêvent de leur destination finale, parcours du combattant pour d’autres. Heureusement la compagnie aérienne prend le relais en mettant des cars à disposition. Il suffit de monter, de payer et de prendre place. Enfin, d’habitude…
Cette fois la compagnie a fait un investissement dans “un nouvel équipement pour traiter la billettique”. L’expression suffit pour célébrer un progrès technique. L’introduction de cette machine ne peut que faciliter la tâche des chauffeurs : elle les libère de la contrainte de gestion des billets d’accès à bord et de la monnaie. Ainsi pourront-ils pleinement se consacrer à l’accueil des passagers. À nous d’être compréhensifs “vis-à-vis des chauffeurs qui rencontreraient quelques difficultés”. Mieux vaut contenir notre impatience de partir en vacances sous peine d’entraver davantage leur usage d’un équipement pourtant simple et efficace.
Inutile donc de voyager bien loin pour rencontrer des mythes : celui qui oppose la toute puissance des machines à l’inévitable défaillance des humains ; celui qui attribue les qualités de performance aux techniques et impute les responsabilités aux opérateurs forcément fautifs. Comme si les virtuosités et les incapacités des êtres étaient des propriétés ontologiques, préalablement distribuées dans un agencement sociotechnique. Voilà, en tout cas, une compagnie aérienne attractive : elle arrive à nous transporter vers des horizons mythologiques alors que nous sommes encore sur place, face à une simple affichette dépourvue de tout paysage idyllique.

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